img_5547Après nos deux semaines au Laos, nous décidons de terminer notre séjour par une semaine en Thaïlande dont 3 jours à Bangkok.

Aaah… Bangkok ! Cette ville me sort littéralement par les oreilles… Imaginez un peu le tableau : des autoroutes qui se superposent en plein centre ville, des bouchons interminables, un boucan qui vous oblige à crier dans la rue comme si vous étiez dans une discothèque, des temples de la consommation qui vous font perdre tout espoir dans la notion de développement durable et pour couronner le tout, un manque total d’harmonie architecturale ! A côté, New York passe pour une grosse bourgade paisible. Je n’ai retrouvé une cacophonie similaire qu’à Hong Kong ! Dit comme ça, ça ne donne pas très envie hein ?

Bangkok : La ville de tous les superlatifs

Connaissez vous le nom entier de Bangkok ? Avant de vous lancer, sachez qu’elle détient le record du nom le plus long pour une ville, dans le texte ça donne :

« Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit », à vos souhaits !

Et cela signifie : « Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d’émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dans l’énorme Palais Royal pareil à la demeure céleste, règne du dieu réincarné, ville dédiée à Indra et construite par Vishnukarn ».

Vous comprendrez alors peut être pourquoi les Thaïlandais en sont extrêmement fiers et je dois reconnaître que c’est la ville la plus folle au monde.

BANGKOK : UNE ville que j’adore détester

Cela fait la troisième fois que nous y faisons escale et j’ai toujours la même impression : l’air qu’on inhale doit être chargé d’amphétamines ! Car malgré tous ses mauvais côtés, cette ville exerce sur moi une étrange fascination. Lorsque j’y suis, je deviens une éponge qui absorbe tout. Je me retrouve ainsi à arpenter avec entrain les kilomètres de galeries marchandes, à faire les magasins comme si demain n’existait pas et à partir toute excitée à la quête du super resto. Il faut dire que les centres commerciaux dépassent de loin tout ce qu j’ai pu voir en Occident. Pour vous donner un ordre d’idée, le Central World abrite pas moins de 100 restaurants et 500 magasins…

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Bravant le bruit et la pollution, j’aime malgré tout parcourir les rues de cette ville tentaculaire et m’extasier devant les stands de street food, tous plus alléchants et plus créatifs les uns que les autres. A vrai dire, c’est même l’une des principales raisons pour lesquelles j’aime la Thaïlande : on y trouve toutes les spécialités du monde entier. Sans compter la manière de présenter la nourriture, que ce soit dans la rue ou dans un restaurant, elle reste toujours très soignée voire bluffante.

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A droite : un stand de glaces « haute couture », celle ci est au durian, vous savez, ce fruit qui est interdit dans les lieux publics à cause de sa forte odeur… Moi j’adore !

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Franchement, ce n’est pas la plus belle ville d’Asie du Sud Est mais elle a une ambiance vraiment unique. Et puis, c’est la seule ville au monde où l’on trouve dans les supermarchés un choix dément de fruits et légumes lyophilisés, du plus banal comme la fraise, aux plus exotiques comme le fruit du jacquier en passant par les brocolis. Je vous conseille vivement d’en acheter pour faire voyager vos sens !fruits-bangkokEt c’est aussi la seule ville où les taxis ont des couleurs psychédéliques…

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Cependant, je me suis toujours demandée comment faisaient les gens pour y vivre au quotidien, entre la chaleur, la pollution et le bruit, en trois jours, j’étais déjà vidée…

Pour trouver un peu de fraîcheur, de verdure ou de calme vous n’avez pas des centaines de solutions. Vous pouvez soit entrer dans l’un des immenses centres commerciaux, qui se trouvent pour la plupart autour de Siam Square (Terminal 21, Central World, Siam Paragon…). Soit visiter le Palais Royal et les temples (comme le Wat Phra Kaeo, le Wat Traimit ou le Wat Sutat).

Voici deux havres de paix que je vous recommande pour reprendre vos esprits, et en bonus, vous pourrez admirer des habitats traditionnels (je me demande même si ce ne sont pas les seuls endroits où il reste encore des habitats en bois…)

Le Wang Suan Pakkad : une oASIS de verdure au coeur de Bangkok

Loti dans un magnifique jardin, cet ensemble de maisons traditionnelles en teck, servit de résidence au Prince Chumbhotpong Paripatra et à son épouse. C’est aujourd’hui un musée qui abrite une collection d’objets d’art, de mobiliers, de bijoux et d’instruments de musique. L’endroit est d’autant plus calme qu’il y a très peu de visiteurs ! 

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wang-suan-pakkad3Y aller : 352-354 Sri Ayudhya Road  (station de métro Phaya Thai)

La maison de Jim Thompson

A une vingtaine de minutes à pied du Suan Pakkad, vous arrivez devant une superbe maison d’architecture traditionnelle thaïlandaise. Celle ci fut la demeure de Jim Thompson, dont la vie ressemble à un roman ou plutôt un thriller. Né en 1906 dans le Delaware, il travailla comme architecte à New York avant de s’engager dans l’armée américaine pendant la seconde guerre mondiale. Il fut envoyé en Asie où il devint officier de renseignement pour l’OSS (future CIA). A la démobilisation, il prit la décision de reste à Bangkok. En fin esthète, il s’intéressa à la production de la soie thaïlandaise, alors tombée en totale désuétude face à l’émergence des tissus synthétiques et bon marché. Il réussit non seulement à relancer la filière mais parvint  également à exporter ses tissus dans le monde entier, fournissant ainsi les plus grands couturiers. Sa fin de vie fût pour le moins mystérieuse puisqu’il s’est évaporé lors d’un week-end chez des amis dans les monts Cameron, en Malaisie. Son corps ne fut jamais retrouvé et cinq mois après, sa soeur fût assassinée…

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jim-thompson7-copyY aller : 352-354 Sri Ayudhya Road  (station de métro Phaya Thai)

Et bien sûr, pour fuir l’enfer de cette mégapole, vous pouvez prendre un avion pour aller dans l’une des magnifiques îles de la mer d’Andaman (la première fois, nous avons été à Kho Phi Phi). Faute de temps cette fois ci, (il faut d’abord prendre un avion pour Phuket, puis trouver un bateau pour l’une des îles), nous avons pris un bus qui nous a amené en 4h à Hua Hin, une station balnéaire très prisée des Bangkokiens. En toute honnêteté, elle n’a rien de charmant ni d’exceptionnel mais cette escapade nous a permis de nous reposer véritablement loin du tumulte de la ville.

Et puis, j’y ai retrouvé tout ce que j’aime en Thaïlande : l’aube à la fraîcheur si fugace, le ciel chargé d’humidité, oscillant entre le gris et le bleu pâle, la folle énergie des Thaïlandais, leur gentillesse, la street food, l’ambiance des marchés de nuit…

Je sais que je reviendrai encore dans ce pays, et encore une fois, je ferai escale à Bangkokhua-hin2

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