Que voir au Mexique ?La première fois que j’ai découvert le Mexique, c’était en 2004. Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître :). A l’époque, il n’y avait pas un aussi grand nombre de blogs de voyages ni les sites de réservation d’hôtels. Nous prenions un vol sec, débarquions avec nos sacs à dos après 11h de vol dans un hôtel recommandé par un guide (ou découvert par hasard), avec le risque que celui ci soit complet ou moche ou sale.  Il n’y avait ni tripadvisor, ni instagram ou pinterest, donc moins de photos circulaient en boucle. Cela laissait donc la place aux surprises, bonnes comme mauvaises…

Comme pour le Japon, le Mexique n’était pas en haut de la liste des pays dont je rêvais à ce moment là, j’y suis donc allée sans grande attente. Trois semaines plus tard, je suis tombée passionnément amoureuse de ce pays et je n’avais qu’une envie, c’est d’y revenir au plus vite. C’est ce que nous avons fait trois ans après, en 2007. Dix années de découvertes d’autres contrées se sont écoulées et je n’ai jamais oublié ce pays, qui m’a profondément marquée. 

Le Mexique est tellement grand qu’il faudrait toute une vie pour le connaître et le parcourir. Notre premier voyage nous a emmené du Yucatan au Chiapas, notre deuxième voyage nous a fait rallier Guanajuato à Oaxaca. Je mourrai d’envie de découvrir la Baja California et le désert de Sonora (ou même d’autres états !) mais le regain de violence liée à l’affrontement entre cartels n’était pas  propice pour explorer en toute sérénité le Mexique. Et les Etats limitrophes des USA sont souvent sur la liste noire du site de l’ambassade de France. Même si je pense qu’en tant que touristes, nous ne risquons pas grand chose, je n’avais pas envie d’être téméraire en cette veille de Toussaint. De plus, nous n’avions la possibilité que de prendre seulement deux semaines, je ne voulais pas être frustrée de ne pas avoir le temps de découvrir de nouveaux états.

Nous avons donc décidé de revenir sur les pas de notre premier voyage : le Yucatan et le Quintana Roo. Avec la décision cette fois ci de louer une voiture (pas celle de la photo malheureusement)  pour être plus libres en termes d’horaires et pour visiter des sites plus reculés.

Que voir dans le Yucatan ?

Résumer en quelques lignes la fascination que j’ai pour ce pays est impossible. Tout ce que je peux vous dire c’est que le Mexique est ma destination préférée au monde. C’est donc mon troisième voyage et certainement pas le dernier, l’itinéraire du prochain est d’ailleurs déjà prêt…

J’aime tellement d’aspects de ce pays que je vous propose en guise d’introduction un petit abécédaire mais aussi des conseils pratiques à la fin.

C’est parti !

–  Artisanat  –

Vannerie, tissage, broderie, poterie, peinture sur bois ou papier mâché, technique du filigrane d’argent, création de masques (et j’en oublie sûrement), c’est simple, les Mexicains excellent en tout ! La production artisanale est la plus variée et la plus créative que j’ai eu l’occasion à travers le monde. Elle est le résultat de traditions pré-colombiennes auxquels se sont ajoutés des techniques et matériaux hispaniques. Et chaque région possède ses propres spécialités voire motifs lorsqu’il s’agit des articles textiles.

C’est un vrai plaisir pour les yeux que de flâner dans les marchés, les magasins et de voir des artisans travailler. Vous n’aurez que l’embarras du choix pour ramener des souvenirs : blouses brodées, sacs, céramiques, paniers… A part quelques babioles douteuses dans des stations balnéaires très touristiques, vous êtes sûr que tout est fait main. Ne soyez donc pas trop durs dans le marchandage car certains articles nécessitent des heures de travail et leurs ventes sont souvent les uniques sources de revenus pour des familles indigènes.

Que voir au Mexique ? 

 –  Cénotes  –

Ces fameux gouffres d’eau douce entourés parfois d’une luxuriante végétation, vous avez du en voir des centaines sur Instagram. Et chaque photographe y va de son angle de vue, le plus spectaculaire si possible. Il est vrai que ces formations géologiques sont extraordinaires. Sachez que vous n’en trouverez pas partout dans le Mexique, la plupart des cénotes sont concentrés dans le Yucatan.

Que voir au Mexique ?

La minute E = M6 : Le Yucatan étant autrefois un récif corallien très poreux, des cavités se sont creusées au fil du temps. La formation des cénotes  aurait (je dis « aurait » car à cette échelle de temps, la certitude n’est jamais de mise) débuté il y a plus de 65 millions d’année suite au choc d’un météorite sur cette partie du Mexique, le même météorite qui a provoqué l’extinction des dinosaures. Son impact a provoqué l’effondrement des voûtes des cavernes et rivières souterraines créant ainsi des puits naturels alimentés en partie par l’eau de mer et l’eau douce. Il y plusieurs types de cénotes, certains sont totalement ouverts, d’autres semi ouverts et d’autres souterrains. Je consacrerai un article entier sur ceux que je vous conseille.

Que voir au Mexique ?

–  couleurs  –

C’est l’un des aspects que j’aime le plus dans ce pays. Qu’il s’agissent d’édifices coloniaux, d’une devanture de magasin dans un village, d’articles d’artisanat,  de vêtements ou de présentation d’un plat,  les couleurs sont omniprésentes. Il est fort probable que les mexicains aient été influencés par la nature qui les entoure car ici, même la faune et la flore sont plus colorés qu’ailleurs, je vous en reparle dans la rubrique « nature » un peu plus loin.

Que voir dans le Yucatan ?

Que voir dans le Yucatan ?

Que voir dans le Yucatan ?

El día de muertos 

Si vous projetez d’aller au Mexique à l’automne, je vous conseille d’y aller fin octobre pour assister à l’une de fêtes des plus emblématiques et spectaculaires du Mexique : la fête des morts. Elle commence en général le 31 octobre avec les préparatifs et se termine le 2 novembre.  Le 1er novembre est consacré aux enfants alors que le 2 est le jour des adultes.

Issue des traditions aztèques puis catholiques, cette croyance, veut que, durant ces deux jours, les âmes des défunts reviennent sur terre. Dans chaque maison (mais aussi dans des lieux publics), on dresse un autel. On y trouve généralement des œillets d’Inde, des bougies, des photos représentant le défunt, des têtes de morts en sucre, des fruits, le pain des morts (une sorte de brioche avec des fruits confits), des bonbons, etc. Pour guider les âmes, un chemin de pétales de fleurs relie la rue à l’autel. Certains de ces autels sont dignes d’être des oeuvres d’art tellement la mise en scène est grandiose et étudiée.

El día de muertos peut sembler macabre pour ceux qui la voit la première fois, mais elle traduit la façon dont les Mexicains traite la mort : avec familiarité et dérision. Et en effet, cette fête est tout sauf triste, durant ces deux jours, les mexicains vont dans les cimetières pour nettoyer les tombes, apporter des offrandes, pique niquer et même chanter.

Attention, cette fête a une moindre ampleur dans des lieux touristiques telles que les stations balnéaires de la Riviera Maya (où on a l’impression qu’il y a plus de touristes que de Mexicains…). Je vous conseille d’aller dans les grandes villes où elle sera célébrée comme il se doit (sauf à Valladolid curieusement !).Que voir dans le Yucatan ?

dia de los muertos

dia de los muertos

 

Fleurs

La variété des écosystèmes et des climats favorise la culture de nombreuses espèces de fleurs au Mexique. Plus que dans n’importe quel autre pays, elles sont omniprésentes, de la naissance aux rites funéraires.  Il n’y a qu’à Bali où j’en ai vu autant !

On les retrouve ainsi au quotidien à travers la décoration, l’artisanat et de nombreux vêtements, des huipil portées traditionnellement par les femmes indiennes aux blouses plus contemporaines brodées au point de croix. Pour une amoureuse des fleurs comme moi, le Mexique, c’est un peu la fête tous les jours !

Que voir au Mexique ?

Que voir dans le Yucatan ?

Gastronomie

Avec la France, le Mexique est l’un des rares pays ayant le privilège de voir sa cuisine inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO ! Oui, cela peut étonner ceux pour qui cette cuisine se réduit à des Tacos et des Burritos. Mais la gastronomie mexicaine c’est aussi des dizaines de manières (souvent ancestrales)  de cuisiner le maïs, de délicats ceviche, des sauces à base de savantes associations de piments, des condiments à base de fruits et légumes, des viandes longuement mijotées et parfumées…

Que voir dans le Yucatan ?

Je vous cite ici quelques spécialités à goûter absolument :

  • Les Tamales : pain de maïs fourré à la viande et cuit dans une feuille de mais ou de bananier
  • Le Cochinita ou Pollo pibil : lanières de porc ou de poulet marinées dans du jus d’orange, de l’ail et du cumin
  • Le relleno negro : un plat à base de dinde et d’oeufs durs. Il est spectatulaire visuellement puisqu’il baigne dans une sauce toute noire, résultat de mélanges de plusieurs épices.
  • Sopa de lima : soupe de tortilla légère et rafraîchissante au poulet avec du citron vert
  • Le poisson à la Veracruz : poisson dans une sauce à base de tomates, oignons, poivrons, olives.

J’ai eu aussi l’occasion d’essayer des plats traditionnels revisités ou sortis de la créativité des chefs telles que les boulettes de maïs frites farcies à la viande, des croquettes de bananes plantains avec du porc mariné, des calamars au piment noir, des chips de chaya (une sorte d’épinard)…
Que voir dans le Yucatan ?

Pour les végétariens en revanche, il n’y a pas grand chose à part le guacamole ou des salades. Et si vous avez la chance de tomber dessus, goûtez au ceviche de noix de coco, vraiment délicieux !

Que voir dans le Yucatan ?

En sucré, la cuisine mexicaine ne se démarque pas trop mais j’ai en revanche trouvé des confiseries très originales dans les marchés. Je vous cite quelques unes que j’ai bien aimées : bonbons de tamarin aux piments, pâtes de fruits aux piments (ben oui, le piment c’est comme le maïs, la base de tout !), gaufrettes au caramel de lait de brebis, barres de patate douce, bonbons à la poudre de cacahuète (massepain)…Ils ne coûtent rien, alors n’hésitez pas à les tester !

Que voir dans le Yucatan ?

Et enfin, n’oubliez pas le chocolat ! C’est en effet du Mexique que nous provient le cacaotier, déjà cultivé il y a plus de deux mille ans avant JC. Les Mayas et les Aztèques broyaient les fèves, les mélangeaient à de l’eau, de la farine de maïs et des épices pour créer un breuvage destinés aux dieux. Aujourd’hui, le chocolat s’est démocratisé mais se boit toujours épicé et il a bien plus de caractère que les chocolats que nous buvons en Europe. Il se vend sous forme de boule, de plaques à casser ou de poudre. Vous trouverez aussi des chocolats à déguster. Certains ont compris le bon filon et n’hésitent pas à exagérer les prix, à mon sens si c’est de la fève Criollo, c’est justifié, sinon… C’est dans le Chiapas et la région d’Oaxaca qu’on trouve les plantations de cacao, c’est donc dans ces villes où vous trouverez les meilleurs chocolats. Je me souviens encore plus de dix ans après, du goût de ce délicieux chocolat chaud que nous avons pris par un frais matin à San Cristobal de Las Casas, il avait un parfum de cardamone et de cannelle….

Histoire

L’Histoire n’a jamais été une matière que j’affectionne. Et pourtant, le Mexique est le seul pays dont je pourrais dévorer tous les bouquins d’histoire ! Pourquoi ? Parce que je trouve infiniment triste mais aussi invraisemblable la façon dont s’est déroulée la conquête de ce pays. Comment une armée d’à peine 600 hommes a pu assouvir un pays composé à l’époque de dizaine de millions d’habitants ?

J’aurais pu aussi dire H comme Hernan Cortes, ce conquistador dont on ne peut nier les talents de stratège mais dont la victoire a été grandement aidée par des énormes déséquilibres.

Déséquilibre au niveau de la culture et des croyances d’abord. Les Aztèques vivaient avec la peur imminente de la fin de leur civilisation (triste prémonition…) alors les Espagnols étaient dans une logique de conquête et d’expansion de leur territoire…

Déséquilibre au niveau du comportement des deux parties durant les batailles. Les hommes de Cortés combattaient pour tuer l’ennemi alors que les indiens combattaient pour faire des prisonniers à sacrifier aux divinités…

Déséquilibre au niveau de l’armement car les indiens ne connaissaient pas l’acier. Leurs flèches en obsidienne ne pouvaient pas faire le poids face aux armes à feu et aux arbalètes…

C’est également une histoire basée sur de la malchance, je ne sais pas si on peut appeler ça comme ça… Au moment de l’arrivée de Cortes en 1519, les Aztèques, ne connaissaient pas le cheval. En voyant Cortes et ses hommes sur les chevaux,  ils pensaient que l’animal et l’homme ne faisaient qu’un et croyaient affaire à des divinités. Evidemment, Cortes n’a eu de cesse d’exploiter cette méprise et la crainte des indiens vis à vis de cet animal…Qu’aurait donc été l’histoire du Mexique si les Aztèques étaient en possession de chevaux ?

Livre

Les quelques lignes que je viens de vous livrer ne sont que de maigres bribes de l’histoire de la conquête du Mexique. S’il y a un livre que je vous conseille de lire avant, pendant ou après votre voyage, c’est « Le Rêve mexicain ou la Pensée interrompue » J. M. G. Le Clézio.

Le Clézio se base sur les écrits de soldats et missionnaires (Bernal Díaz del Castillo, Bernardino de Sahagún et Bartolomé de las Casas) ayant vécu la conquête pour relater et analyser la chute des civilisations précolombiennes et en particulier celle des Aztèques. Il y évoque aussi sa fascination pour leurs mythes, leur art et leur foi sans toutefois éluder les aspects les plus violents tels que les sacrifices humains.

La force de ce livre réside pour moi dans sa capacité à nous faire revivre un monde magique, avec ses codes et ses rituels, mais aussi un monde où la nature est omniprésente. Les dieux Maya, Incas et Aztèques faisaient référence aux éléments de la nature (dieu de la pluie, du soleil, du feu, déesse du sel…) et leurs guerriers portaient des noms d’animaux (jaguar, aigle…). Sans compter leurs observations très poussées du ciel qui en faisaient des astronomes hors pair.

Ce rapport si étroit à la nature ainsi que tout le savoir des ces civilisations font émerger chez Le Clézio la question suivante : qu’aurait été notre monde, s’il n’y avait pas eu cette destruction ? 

Magique

Le monde rempli de mythes que nous décrit Le Clézio a été brutalement réduit en silence. Les Conquistadors ont brûlé la plupart livres Mayas et Aztèques, il ne reste que quelques codex avec leurs mystérieuses illustrations pour rêver à ce monde perdu.

Et pourtant, cette magie continue à exister au Mexique pour moi !  Elle est difficile à décrire mais je la ressens surtout à travers l’usage des couleurs que les Mexicains maîtrisent à merveille. Ils osent toutes les associations, mêmes les plus improbables et parviennent pourtant à une harmonie.

La magie se retrouve aussi à travers la créativité, l’extravagance et la fantaisie des artisans mexicains. L’exemple le plus parlant est celui des Alebrijes. Ce sont des statues en bois représentant des animaux fantastiques, constitués d’éléments hybrides et imaginaires.

La magie perdure aussi à travers la faune et la flore aux couleurs éclatantes. C’est en particulier les oiseaux qui me fascinent. En regardant leur magnifique plumage coloré, il est impossible de ne pas penser à ce que devait être l’art de la plumasserie dans le monde mésoaméricain…

Nature

Que voir au Mexique ?

Je ne l’ai pas fait exprès mais le n succédant au m, cela me permet de faire une transition parfaite ! L’une des choses que j’aime le plus au Mexique c’est la nature. Je n’ai qu’un mot pour la décrire : exubérante ! La faune et la flore tropicales font de la résistance malgré l’urbanisation galopante.

Je me souviens encore de ma toute première nuit au Mexique à Playa del Carmen, ville on ne peut plus bétonnée pourtant. J’ai été réveillée en sursaut par des cris d’oiseaux que je n’avais jamais entendus auparavant. Colibris et aras de toutes les couleurs, toucans, spatules rosées, hérons bleus…vous verrez assez facilement de nombreux espèces d’oiseaux sans forcément vous enfoncer dans la jungle ou passer des heures dans un parc naturel. Sans compter les papillons aux couleurs éclatantes et aux tailles impressionnantes…

Que voir au Mexique ?

On ne peut pas parler de nature sans évoquer les sublimes plages du Mexique, qui, malheureusement sont en danger face à l’invasion touristique, je vous en parlerai dans un article sur Tulum.

Peuples indigènes

De retour de mon tout premier voyage, j’ai traversé une période de mélancolie voire de petite déprime durant presque un mois. Non pas que ce voyage m’ait déplu, loin de là, mais j’en étais revenue bouleversée et très attristée…

Car c’est une chose de lire des articles sur la destruction par les conquistadors des civilisations indiennes, c’en est une autre d’en constater sur place le résultat….On estime aujourd’hui que la part des indigènes dans  la population totale du pays a été réduite à 10%. Le peuple le plus connu est celui des Mayas mais il y a plus d’une cinquantaine d’ethnies réparties dans tous le pays (les Tzotzils, les Huicholes, les Lacandons, les Totonaques…). 75% d’entre eux vivent dans la pauvreté. Et en effet, nous n’avons pu que trop le constater lors de nos voyages : de nombreux indigènes sont réduits à la mendicité ou au mieux à la vente ambulante de leur production artisanale. Et lorsqu’ils ont la « chance » d’occuper des emplois, ce sont souvent les plus ingrats. Cette exclusion sociale et économique s’est cristallisée autour du mouvement zapatiste en 1994. Depuis, même si certaines réformes ont été adoptées, la situation des indiens restent toujours aussi préoccupante. 

Sites archéologiques

Je  suis fascinée par les anciennes civilisations. Parmi les plus beaux sites que j’ai vus, figurent les temples d’Angkor et les sites le long de la Vallée du Nil. Evidemment, le Mexique compte parmi mes destinations préférées pour son nombre impressionnant de monuments précolombiens. Dans le Yucatan, vous pourrez visiter de nombreux temples et pyramides. Parmi les plus célèbres et incontournables pour un premier voyage figurent Chichen Itza, Tulum, Uxmal et Palenque. Mais n’hésitez pas à vous intéresser à des sites plus petits comme Kabah, Sayil et Labna. Si vous souhaitez en revanche visiter des sites moins touristiques, il vous faudra soit une voiture, soit prendre un taxi.

Que voir au Mexique ?

 

Et enfin, quelques conseils pratiques :
QUAND partir au mexique ?

le Mexique est tellement grand (environ 3,5 fois la France) que plusieurs types de climats cohabitent mais je dirai que la meilleure saison est mars/avril, surtout dans le Yucatan. On n’est pas sur le pic de la haute saison (décembre-janvier), ce n’est pas la période des pluies et cyclones. La nature est florissante et les eaux limpides. Par certains endroits (comme à Rio Lagartos), les pluies et la mangrove rouge teintent l’eau, qui vire au marron foncé d’octobre à décembre alors qu’elle est turquoise ou vert menthe au printemps. Cela peut changer radicalement la physionomie du lieu !

Itinéraire 

Pour deux semaines, voici notre itinéraire dans le Yucatan et le Quintana Roo : arrivée à Cancun (une nuit), Holbox (2 nuits), Rio Lagartos (1 nuit), Valladolid (2 nuits), Izamal (2 nuits), Uxmal (2 nuits), Tulum (3 nuits).

budget 

Hormis les stations balnéaires très touristiques comme Tulum, Cancun et Playa del Carmen, mais aussi les îles comme Holbox, Cozumel, où le budget tant pour l’hébergement que la nourriture est plus conséquent, le Mexique est une destination où vous pourrez toujours vous loger correctement et bien manger pour un petit budget (cf détails dans Hébergement et Repas).

Par exemple, à Tulum, vous trouverez des restaurants proposant des tarifs équivalent en France alors que dans la majorité du pays, les prix sont divisés par deux pour des prestations équivalentes ! La monnaie est le Peso mexicain ($Me). Au moment de notre voyage (novembre 2017, 1 euro = 21 $Me).

Pour les sites archéologiques et les musées, il faut compter entre 50$Me à 250$Me l’entrée.

Hébergement et repas

Il existe des hébergements pour tous les budgets, de la petite chambre sans fenêtre à 10 euros jusqu’au hôtels de luxe à 500 euros la nuit. Pour 30 euros vous pouvez commencer à trouver des chambres très confortables, dès 60/70 euros vous commencez à être sur des hôtels de standing. Selon les villes, nous avons dépensé entre 40 euros (Rio Lagartos) à 100 euros la nuit (Tulum), ces prix correspondent à la moyenne saison (nous y étions en Novembre).

J’ai lu dans les guides que Le Mexique était le pays où l’on attrape le plus la tourista. A vrai dire je n’ai jamais été malade pendant mes trois voyages, même en buvant des litres de jus de fruits frais et des licuados. Pour 4 euros, vous pouvez manger dans des restaurants dont la propreté est bien supérieure que dans certains restaurants en France. NB : Comme aux USA, il faut compter 15% de pourboire en plus.

Lavomatiques

Ah que j’aime ce pays, il y a des « Lavanderia » partout,  même dans le plus petit des villages ! Vous déposez votre linge le matin et le récupérez en fin de journée. Les prix varient entre 1 à 2 euros le kilos selon la ville où vous êtes. Les hôtels proposent aussi bien cette prestation.

Transport 

N’oubliez pas, le Mexique, c’est grand et les distances peuvent être longues. Cette donnée est importante dans la détermination de votre itinéraire et de la durée de votre voyage.

Pour nos deux premiers voyages, nous avons utilisé le bus. Le réseau est très complet et couvre bien toutes les villes et villages car c’est le moyen de transport des Mexicains. Le confort et les prix varient selon la catégorie du bus (2ème classe, 1ère classe et bus de luxe) mais cela reste un moyen de transport très bon marché. Pour ce troisième voyage, nous avons loué une voiture (à partir de la France) pour aller dans des endroits moins touristiques et pour gagner du temps puisque nous n’avions que deux semaines.

SECURITé 

Je n’ai jamais senti de sentiment d’insécurité au Mexique, que ce soit en 2004 ou cette année. A condition de respecter les règles qui tombent sous le bon sens (ne pas porter des bijoux voyants, sortir des liasses de billets pour payer, regarder et observer autour de soi pour s’imprégner d’une ambiance…), les touristes ne sont pas les cibles d’actes de violence. En 2004, j’ai le souvenir d’avoir échangé avec un voyageur qui a été dépouillé parce qu’il s’était aventuré dans des endroits reculés du Chipas. Donc si vous restez sur les circuits touristiques (c’est encore plus vrai pour le Yucatan, l’un des états les plus riches du Mexique), il ne vous arrivera pas grand chose.

En revanche, il y a des petites arnaques par ci par là : une addition erronée, de la monnaie parfois mal rendue, mais franchement, ça reste assez anecdotique.

A vrai dire, j’ai plus eu peur d’avoir un accident en voiture sur les routes de campagnes à cause des nombreux nids de poule. A ce sujet, hormis les nationales et les autoroutes, les routes du Mexique sont potentiellement dangereuses pour deux raisons : elles sont toutes droites et très monotones, mais elles comportent de nombreux nids de poule ! Donc l’enjeu est d’éviter de s’endormir au volant et de rester très vigilent.  Soyez aussi attentifs à l’entrée des villes et villages car ils y a des dos d’âne (topes) partout !

 

Voilà, c’est le plus long article que j’ai publié. si vous m’avez lue jusqu’ici,  bravo et merci !
J’espère vous avoir communiqué un peu de ma passion pour ce beau pays…

Que voir dans le Yucatan ?

Vous aimerez peut être